Méthode
Faut-il un contrat pour un syndic bénévole ?
Le contrat type imposé par le décret du 26 mars 2015 ne s'applique qu'aux syndics professionnels. Pour un syndic non professionnel, un mandat écrit reste vivement recommandé : il fixe la durée, les missions, le remboursement des frais et les limites de pouvoir. C'est la meilleure protection du syndic bénévole comme des copropriétaires.
Le syndic bénévole doit être copropriétaire d'un ou plusieurs lots dans la copropriété (article 17-2 de la loi du 10 juillet 1965). Il est élu en assemblée générale à la majorité absolue de l'article 25, pour un mandat de trois ans maximum, renouvelable.
Les points à ne pas oublier
Trois clauses évitent l'essentiel des litiges : le remboursement des frais (sur justificatifs, ou forfait voté en AG), le plafond de dépenses au-delà duquel le conseil syndical doit être consulté, et l'assurance responsabilité civile. Un syndic bénévole engage sa responsabilité comme un professionnel : l'assurance RC, souvent proposée en extension d'une multirisque habitation ou via un contrat dédié, coûte quelques dizaines d'euros par an.
Le contrat est approuvé par l'assemblée générale en même temps que l'élection du syndic. Joignez-le à la convocation pour que les copropriétaires votent en connaissance de cause : notre guide de la convocation d'AG détaille le délai de 21 jours et les documents à joindre.
Après la signature
Une fois élu, le syndic bénévole ouvre le compte bancaire séparé, reprend les archives de l'ancien syndic et met à jour l'immatriculation au registre national (RNIC). Pour la gestion quotidienne (comptabilité, appels de fonds, relances), LogicielSyndic automatise la préparation et vous laisse valider chaque action.